Aucun des grands chocs environnementaux – changements climatiques, pénurie énergétique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources et des sols, pollutions, désertification, disparition des forêts primaires, acidification des océans, urbanisation galopante, maladies émergentes – ne sera contenu à l’intérieur des frontières nationales.
La France doit donc faire du développement durable à l’échelle planétaire l’axe prioritaire de sa politique européenne et internationale.
> En s’engageant dans la construction d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement afin de placer l’environnement à un niveau de préoccupation et de décision au moins égal à celui de l’économie et du commerce.
> En se montrant significativement plus active en faveur de la conservation et de la gestion durable de la biodiversité. Elle pourrait par exemple développer un réseau d’aires marines protégées ou contribuer à l’instauration d’un réseau de forêts primaires protégées et de surfaces écologiquement viables représentatives de leur diversité biologique.
> En proposant, avec l’Europe, la suppression des subventions aux exportations agricoles et une meilleure protection douanière contre les importations agricoles et offrir ainsi aux populations rurales des pays du Sud les moyens de se maintenir sur leurs terres plutôt que d’être forcées à l’exode.
> En participant au renforcement du dispositif européen de lutte contre l’effet de serre en proposant un abaissement progressif des quotas afin de rendre ceux-ci plus contraignants.
En augmentant son aide publique pour le développement (APD) à hauteur de 1 % de son PIB. Les fonds dégagés devraient être cependant soumis à des conditionnalités écologiques pour qu’ils servent prioritairement au développement de modes de production et de consommation durables.
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