Un effort sans précédent dans la recherche fondamentale et l'innovation technologique s’avère indispensable si l’on veut parvenir à un rapport durable entre l’homme et l’environnement.
Or, la recherche en environnement, en particulier sur la biodiversité, les énergies renouvelables ou les contaminations chimiques, se caractérise en France par l’attribution de moyens humains et financiers notoirement insuffisants. Tout continue à se passer comme si l’écologie n’avait pas évolué depuis l’époque où elle était essentiellement une science descriptive. La vision qui est encore généralement répandue consiste à estimer que le chercheur en écologie |
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a seulement besoin de papier et de crayon.
Le changement doit porter sur les structures de décisions et l'approche scientifique.
Renforcer la décision politique. Le politique ne peut plus se contenter de soumettre des vœux que les instances de la recherche exauceront ou non. Un engagement particulier doit être pris envers la biodiversité, maillon faible de la recherche fondamentale.
Revoir le rôle du ministère de la recherche. Afin qu’il cesse d’être le reflet des lobbies scientifiques, le ministère doit modifier la structure de ses départements et permettre le développement d’une approche pluridisciplinaire |
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et transversale.
Redistribuer les moyens humains et financiers. Il s’agit de réorienter le soutien à la recherche (attribution de bourses, décisions de l’agence nationale de la recherche, répartition des moyens au sein des établissements publics et dans les universités) vers la connaissance et les innovations technologiques en matière environnementale.
Réajuster les priorités de la formation. L’éducation à l’écologie doit être introduite dans toutes les disciplines et dans le socle fondamental des enseignements (voir notre proposition n° 5). |